L’inspiration de la Bible

, popularité : 90%

LES FONDEMENTS DE LA FOI APOSTOLIQUE

I. L’INSPIRATION DIVINE DE LA BIBLE

C’est poussés par le Saint-Esprit que les hommes ont parlé de la part de Dieu.2 Pie.1/21
Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné. 1 Cor. 11/23

L’Evangile qui a été annoncé par moi...je ne l’ai reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ. Gai.1/11.

1. Nature de l’inspiration de la Bible.
On trouve dans la Bible des passages qui ont été écrits par l’homme sous l’inspiration de Dieu : Exode 34/27-28 ; 1 Chroniques 28/19 ; Apocalypse 2/1, 8, 12, 18 etc.
Toutefois, d’une façon générale, il ne faut pas concevoir l’inspiration comme une dictée. L’inspiration se présente comme l’obéissance de l’auteur sacré à l’ordre que Dieu lui donne : "Va, je serai avec toi quand tu parleras ; et je t’enseignerai ce que tu devras dire". Ex. 4/12. "Tu iras vers tous ceux auprès de qui je t’enverrai, et tu diras tout ce que je t’ordonnerai." Jér. 1/7. Ces hommes disent donc ce que Dieu leur met dans la bouche. Nombres 22/38. Cela montre à quel point les auteurs sacrés dépendent de Dieu et sont ses porte-parole.
Pourtant, l’inspiration respecte la personnalité de ceux que Dieu envoie annoncer Sa parole. Ceux-ci, pour être compris, doivent présenter le message divin de telle sorte que ses auditeurs puissent le saisir aisément. Cet effort d’adaptation nécessaire n’enlève rien à la valeur et à l’autorité de la parole de Dieu. Voir Actes 17/22-31. Ainsi, le rôle de l’homme ne se borne pas à répéter mécaniquement la vérité que Dieu lui a révélée, mais à la transmettre d’une façon originale, laissant transparaître sa personnalité. Si le Saint-Esprit est l’auteur du livre, l’homme l’est aussi. Témoin Luc qui écrit : "il m’a semblé bon, après avoir fait des recherches exactes sut toutes ces choses depuis leur origine, de les exposer par écrit d’une manière suivie..." Luc 1/3. Les rédacteurs des Evangiles ont été placés sous l’inspiration divine ; le Saint-Esprit leur a remis en mémoire tout ce que Jésus avait dit : Jean 14/26. Chacun ensuite exprima à sa manière les événements, selon la sagesse qui lui a été donnée. 2 Pierre 3/15.
Il est bon cependant de souligner que ce sont les textes originaux, hébreux et grecs, qui sont inspirés. Les différents traducteurs ont essayé d’interpréter le plus fidèlement possible les textes bibliques ; pourtant, n’étant pas infaillibles, certains mots ou certaines phrases pourraient être incorrectement traduits. (D’où l’intérêt de toujours comparer plusieurs versions). Pourtant, ces petites différences ne sauraient affecter le sens général des vérités révélées.


2. L’inspiration divine de la Bible.
L’inspiration intégrale de la Bible a toujours eu des contestataires. Encore aujourd’hui, certains théologiens protestants libéraux n’admettent pas les miracles des Ecritures, cherchant à les expliquer d’une manière naturelle, ou considèrent certains récits comme des légendes, comme la création, le déluge, etc. Cependant, depuis un siècle, les recherches archéologiques dans les pays bibliques ont amplement confirmé la véracité des faits rapportés par la Bible, des livres entiers ont été écrits à ce sujet.
Une autre preuve de l’inspiration, c’est que la Bible ne ressemble à aucun autre livre. Elle a été écrite durant une période de plus de 15 siècles, par une quarantaine d’auteurs très différents vivant à diverses époques. Pourtant, une magnifique harmonie règne entre tous les livres (66), ils se complètent en montrant l’accomplissement progressif du plan du salut, sans aucune contradiction entre eux. N’est-ce pas là la preuve de l’inspiration divine des Ecritures ?
Mais la principale confirmation du miracle de l’inspiration de la Bible réside dans le fait que des millions de personnes de toutes conditions et à travers tous les siècles qui ont accepté son message de salut ont été transformées pour devenir de nouvelles créatures, avec l’assurance d’être sauvé. Aucune religion, aucune philosophie n’a jamais changé un homme comme le fait la Bible.


3. La Bible, règle infaillible de la foi et de la conduite.
Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. 2 Tim. 3/16-17.

Dieu ne peut se tromper. Sa Parole est donc infaillible. Jésus et les Apôtres n’ont jamais douté de l’infaillibilité des Ecritures. "L’Ecriture ne peut être anéantie". Jean 10/35. Tout ce qu’elle dit du passé est vrai, tout ce qu’elle prédit s’accomplira certainement. Mat. 24/35. Celui qui se laissera enseigner par elle deviendra un homme de Dieu accompli, sauvé, c’est absolument certain.


4. La Bible, seule source de la révélation divine.
Jésus n’admettait qu’une seule source de révélation divine : La Loi, les prophètes et les Psaumes, cela voulait dire tout l’Ancien Testament (Luc 24/44). Mais les Juifs de son temps admettaient en outre la Tradition des Anciens, qui était des commentaires détail¬lés avec adjonction de commandements divers pour soi-disant mieux accomplir la Loi, faits par des rabbins célèbres (Talmud). Jésus ne s’est jamais soumis à cette tradition qu’Il a appelée "commandements d’hommes". Au contraire, il a dénoncé ses abus. Marc 7/1-13.
Certaines dénominations chrétiennes admettent avec la Bible d’autres sources de révélation divine, en leur accordant la même autorité que la Bible : Les livres apocryphes et la Tradition pour l’Eglise catholique, le livre de Mormon pour les Mormons, les tomes de Roussel pour les Etudiants de la Bible. D’autres se réfèrent à des révélations miraculeuses spéciales, étrangères à l’enseignement de la Bible. Comment les accepter si ces sources contredisent la seule Vérité révélée ?


5. La Bible, source souveraine de la foi.
La Bible étant infaillible alors que tous les hommes sont faillibles, doit être considérée digne de soumission à elle, de l’Eglise. L’Eglise ne doit donc pas chercher à la soumettre à sa propre interprétation, En d’autres mots, la Bible doit régner sur l’Eglise, et non l’Eglise sur la Bible.
Les chefs religieux juifs n’admettaient pas que Jésus interprète les Ecritures autrement qu’eux, pensant en avoir le monopole. Jean 8/56-59 . Certaines dénominations sont tombées dans le même travers, ne voulant pas accepter la Parole de Dieu telle qu’elle est, mais selon leur propre interprétation. Or, on ne peut en faire l’objet d’une interprétation particulière. 2 Pierre 1/20.


6. L’action du Saint-Esprit indispensable pour la compréhension des vérités fondamentales.
Beaucoup de dénominations prétendant se baser sur la Bible enseignent pourtant des doctrines inacceptables concernant le salut. Comment l’expliquer ?
Cela est dû à la façon d’interpréter les Ecritures. Une seule façon est correcte. C’est celle que révèle l’Esprit de Dieu qui a inspiré ces Ecritures.
Deux conditions sont indispensables pour comprendre correctement la Bible :

  1. avoir un esprit de soumission envers Dieu, et désirer sincèrement chercher la vérité qui sauve pour s’y conformer, en lisant ou écoutant la Parole de Dieu. Si on sonde la Bible pour en tirer une gloire personnelle, dans un esprit d’orgueil, on ne comprendra pas correctement. Jean 5/44.
  2. que Dieu veuille illuminer notre entendement, par Son Esprit Saint.

Il est à remarquer qu’il ne le fait pas automatiquement lorsque la première condition est satisfaite. Cela dépend de sa seule souveraineté. Il faut prier et intercéder avec persévérance pour cela. Exemples : L’eunuque Ethiopien, bien que ministre ; est venu adorer à Jérusalem, et cherchait Dieu en lisant la prophétie. L’Esprit Saint, à travers Philippe, lui a révélé le salut en Jésus-Christ. Actes 8/26-40.
Dans Matthieu 13/10-16, la foule n’avait pas l’attitude voulue de Jésus pour comprendra son enseignement (cœur insensible, durs d’oreille). Aussi la parole de Jésus ne pouvait pénétrer, son Esprit ne pouvait travailler leur cœur. Par contre, l’attitude des disciples était différente ; eux étaient bénis, ils voyaient et entendaient. Voir aussi : Mat.11/25-27 ; Jacques 4/6 ; 1 Cor.2/12-15 ; 2 Cor.4/6 ; Jean 16/13.